Les Houngans, les Mambos et les Boko

Symboles vaudou
Les Houngans sont des prêtres vaudou hommes. On les appelle parfois « uga ».

Les Mambos sont des prêtresses femmes.

Ce sont en général des personnes qui ont été choisies par les ancêtres morts et ont reçu la bénédiction des divinités alors qu'il ou elle étaient possédé(e)s. Leur vocation est de faire le bien en aidant et en protégeant les autres des sorts, mais ils utilisent parfois leur pouvoir surnaturel pour blesser ou tuer des gens. Ils effectuent également des cérémonies qui se déroulent habituellement dans un temple vaudou, les "Amba Peristil".

Les non-initiés

Mais ce n'est pas une exigence d'être initié pour servir les esprits. Les non-initiés s'appellent les « bossale ». Il existe un clergé vaudou haïtien dont la responsabilité est de préserver les rituels et les chants et de maintenir la relation entre les esprits et la communauté dans son ensemble. Ils sont chargés de diriger le service de tous les esprits de leur lignée. Parfois, ils sont « appelés » à servir dans un processus appelé « être réclamés » et auquel ils peuvent résister. Les houngans et les mambos sont des initiés qui agissent comme assistants lors des cérémonies et se consacrent à leurs propres mystères personnels au quotidien.

Le asson vaudou

Le asson (calebasses hochet) est le symbole de celui qui a acquis le statut de houngan ou de mambo. La calebasse est tirée d'un arbre qui est associé à Danbhalah-Wédo. Un houngan ou une mambo tient traditionnellement le asson dans sa main le long d'une clochette. A l'intérieur de l'asson se trouvent des pierres et des vertèbres de serpent qui donnent au asson une sonorité particulière. Le asson est recouvert d'une nappe de billes de porcelaine.

Les boko

Un « boko » est un sorcier ou magicien qui lance des sorts sur demande. Ce ne sont pas nécessairement des prêtres initiés. Ils peuvent être des pratiquants de la magie noire et bien souvent ils ne sont même pas acceptés par le mambo ou le houngan. Le « Boko » est le terme haïtien pour désigner un prêtre vadou travaillant à la fois avec la lumière et avec les arts sombres de la magie. Les boko utilisent souvent des « baka » qui sont des esprits malveillants contenus dans divers animaux (lézards, poulets blancs ou noirs, ...). Les sorciers « boko » prétendent pouvoir tirer de leur tombe les morts pour en faire des esclaves.

L'importance de la mort dans le vaudou

Les pratiquants du vaudou vénèrent la mort et croient qu'il s'agit d'une transition d'une vie à une autre, ou vers l'au-delà. Dans certaines familles vaudou, on croit que l'esprit d'une personne quitte le corps, mais qu'il est pris au piège dans l'eau, sur les montagnes, dans les grottes, ou n'importe où ailleurs et qu'une voix peut l'appeler et entendre son écho pendant une durée d'un an et un jour. Après cette période, une fête est célébrée pour commémorer le défunt et pour qu'il soit libéré dans le monde pour "revivre". La commémoration de « un an et un jour » est perçue par les familles qui croient en elle et la pratiquent comme une énorme obligation, un devoir d'honneur, en partie parce qu'elle assure une continuité transcendantale de la civilisation haïtienne et qu'elle les lie à leurs ancêtres pour des générations.
 

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