Les Zombies

L’un des aspects les plus fascinants du vaudou est l’existence des zombies.

Il semble qu’il existe trois sortes de zombies :
Le zombie astral : élément de l’âme qui peut être transmuté selon la volonté de celui qui la possède
Le zombie cadavre : un mort-vivant que l’on peut faire travailler comme esclave
Le zombie savane : ancien zombi de chair qui est revenu à l’état de vivant


Zombie vaudou Haïti
Les Haïtiens racontent de nombreuses histoires sur les zombies. Un prêtre catholique aurait vu un jour dans un village un zombie en train de ronger la corde lui liant les mains. Après avoir bu de l’eau salée (censée réveiller les morts), il put dire son nom et sa tante vint le reconnaître en affirmant qu’il était mort depuis 4 ans.

Les zombies font peur et il arrive que des défunts aient la tête tranchée pour qu’ils ne deviennent pas des morts-vivants.

Les zombies utilisés comme esclaves

En 1918, l’importante raffinerie de Port-au-Prince avait un besoin urgent de personnel. Un jour, un contremaître noir se présenta avec 9 hommes au regard vitreux, qui traînaient les pieds et semblaient totalement hébétés. Il les fit embaucher. On les mit au travail dans les champs de canne à sucre et, chaque semaine, le contremaître percevait leurs salaires.

D’anciens zombies ont pu témoigner qu’ils avaient été traités en esclaves. Par exemple, Clairvius Narcisse tomba malade en 1962 et fut déclaré mort peu après. Il témoigna qu’il pouvait voir et entendre, mais sans rien éprouver. Il assista, impuissant, à son propre enterrement. Puis on le déterra, on lui attacha les poignets et on l’emmena dans une exploitation. Il y travailla environ 2 ans avec une centaine d’autres zombies esclaves.


La drogue à zombies

Ces prétendus morts-vivants sont drogués pendant toute la durée de leur esclavage.

Des études récentes, telle celle du Dr Wade Davis de l’Université de Harvard, ont démontré qu’il était possible à l’aide de certaines substances (notamment la tétrodotoxine qui provient du poisson-globe) de ralentir presque totalement le rythme cardiaque. Le poison est versé le plus souvent dans la chaussure ou sur le dos de la personne visée afin qu’il imprègne directement la peau.

Quelques références et liens :
http://www.dinosoria.com/vaudou.htm

 

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 Début : Le Vaudou haïtien

 2e partie : L'histoire du vaudou à Haïti

 3e partie : Les fondements de la religion vaudou

 4e partie : La magie noire vaudou est complexe

 5e partie : Les « mystères » du vaudou haïtien

 6e partie : Les Houngans, les Mambos et les Boko

 7e partie : Les Zombies

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