Les bases de la magie astrale

La magie arabe médiévale s'articule autour de deux grands axes :
1) l'héritage hellénistique (c'est le cas principalement de la magie astrale),
2) le soufisme et la religion musulmane (c'est le cas de la magie coranique, de la magie des lettres, des beaux noms de Dieu et de l'utilisation prophylactique du Coran).

En réalité, ces deux catégories de magie arabe ne s'opposent pas l'une à l'autre : elles connurent tout simplement leur plein développement à des époques différentes et ne s'excluent pas.


Magie des étoiles arabe

Les traductions d’œuvres antiques

La magie astrale
s'est pleinement développée lors de la période de traduction des œuvres grecques et perses en arabe. Les connaissances astrologiques des Grecs, des Indiens, des Mésopotamiens étaient alors à l'honneur.


Le concept de « Sagesse » (rendu par ḥikma en arabe) servait à désigner cette connaissance métaphysique du monde transcendant le temps, l'espace et les différences culturelles et religieuses. La « Sagesse », universelle, établissait la continuité entre la pensée grecque et la pensée islamique. C'est cette « Sagesse » universelle qui est le fondement des œuvres d'al-Maǧrīṭī sur l'alchimie (Rutbat al-ḥakīm : Le degré du Sage ) et sur la magie (Ġāyat al-ḥakīm : Le but du Sage ).

Les limites

Comme toute pratique occulte, la magie a ses limites. Certains praticiens tentent toujours de repousser ces limites en faisant appel à la magie hermétique. Dans les pays arabes, on constate des spécificités propres à la magie arabe.

On peut ajouter que la kabbale hébraïque et la magie juive ont également apporté de nombreux éléments à la magie arabe.

Magie des étoiles



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