L'écho des Saturnales

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A partir du IIIe siècle, le mithriacisme est concurrencé par le christianisme. L'un des successeurs d'Aurélien, Constantin, d'abord adepte du Sol Invictus, se convertit. Les chrétiens d'alors se soucient peu de la date de naissance du Christ. La mort et la résurrection de Jésus leur paraissent alors bien plus importantes. En outre, célébrer la naissance biologique s'apparente alors à un acte impie, comme c'était le cas pour le pharaon. Ainsi, vers le milieu du IIIe siècle, la.fête de Noël – dont il existe deux interprétation étymologiques : Natalis dies, qui fait référence à la naissance du Christ ou, selon certains celtisants, Noïo Hel (pour « nouveau soleil ») – , est encore inconnue en Occident, et la date de naissance du Christ, indéterminée.


Les premiers chrétiens ne fêtaient pas la naissance du Christ. C'est pour contrer l'ascension des cultes solaires qu'ils imposèrent cette date proche du solstice d'hiver.

Dans l'Empire Romain, on fête Mithra notamment le 25 décembre, date que l'on pensait être celle du solstice d'hiver, pour célébrer le retour du soleil. Concernant la date du 25 décembre, les historiens ont envisagé l'hypothèse qu'elle soit un écho lointain des fêtes saturnales du calendrier romain, qui avaient lieu du 17 au 23 décembre. Ces fêtes commémoraient le séjour du dieu Saturne dans la future Rome et se déroulaient peu avant la date du solstice : c'était donc une manière de célébrer la fin du règne de la nuit, son crépuscule.


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