Le gentil diablotin

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Dans l'imagerie populaire, l’idée que l’on se fait du diable est en totale opposition avec celle de l'ange gardien, tout de blanc vêtu, faisant penser à une colombe. Le diable est au contraire représenté par un petit démon cornu tout vêtu de rouge et disposant d’une queue en tire-bouchon. De nos jours, ce petit diablotin n'est pas aussi effrayant que le prince des ténèbres rôdant sur la terre en quête d'âmes à damner. Il serait même plutôt sympathique car il a été vulgarisé par la littérature et le cinéma. Mais ce n’était pas la même chose au Moyen-Âge. A cette époque il était censé terroriser les hérétiques et les impies.


Les démons familiers

L’idée du gentil démon n'est pas rare dans la littérature. On parle souvent de celui de Socrate. On le retrouve aussi chez quelques auteurs français tels que Baudelaire dans Assommons les pauvres! : « J'entendis une voix qui chuchotait à mon oreille ... C'était celle d'un bon Ange, ou d'un bon Démon, qui m'accompagne partout. » Ou encore chez Corneille: « Oh ciel! Quel bon démon devers moi vous envoie, Madame ? » La mythologie babylonienne est également peuplée de démons qui peuvent être tour à tour bons ou mauvais. C’est le même principe dans la mythologie arabe avec les djinns qui ne sont jamais foncièrement totalement bons ou totalement mauvais mais qui peuvent être l’un ou l’autre selon leur humeur du jour.

Dans la mythologie babylonienne il existe le terrible Pazuzu qui terrifiait les populations, distribuait les maléfices, répandait des épidémies destructrices. Mais, si on savait l'invoquer correctement avec les bonnes incantations et surtout quelques belles offrandes, il devenait un allié de poids.


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