Dans l'ombre des Templiers

Les hospitaliers
La révolution des Templiers n'est pas un vain mot, un caprice d'auteur ou un coup d'éditeur. L'ordre du Temple, au XIIe siècle, a bel et bien incarné une rupture. Les hommes du temps ont parlé de nova religio  pour désigner l'institution née de la démarche de son fondateur, Hugues de Payns. Spiritualisant l'action et s'engageant à lutter par les armes contre les ennemis de la foi, tout en s'astreignant aux vœux monastiques, les Templiers ont offert à des laïcs de pouvoir faire leur salut sans renoncer au monde. Avec eux naissait une catégorie nouvelle d'ordre religieux dont l'idéal était à la fois de prier et de combattre : les moines-soldats.


L’Hôpital, qui n'était pourtant à la base qu'une communauté charitable, emboîte le pas des Templiers et se militarise lui aussi.

Au cours des siècles, l'influence de tels ordres a été grande, et c'est elle qui explique la crainte, parfois mêlée d'envie, qu'ils ont pu susciter auprès des pouvoirs en place. Dans l'ensemble de l'Europe, des Hospitaliers aux chevaliers Teutoniques, en passant par tout un ensemble de communautés en péninsule Ibérique et dans l'Europe du Nord, nimbés d'une aura mystérieuse et souvent très puissants, ils ont suscité la méfiance et la jalousie des autorités dirigeantes et du Clergé.
 

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