Chapitre 6 : Traité de la nature de l'homme

Picatrix - Livre I
Illustration du Picatrix
Partant du principe que l'homme est un microcosme, l'auteur commence par une énumération des caractéristiques qui font que l'homme est supérieur à toutes les autres créatures. Il donne ensuite les correspondances familières entre les parties du corps humain et ceux du macrocosme. Bien qu'au début il n'y a que des réminiscences du lhwân al-Safâ, nous trouvons bientôt des pages entières qui sont identiques à ce travail, et, en partie, avec l'ouvrage édité par Goldziher : Le Livre de l'essence de l'âme (Kitâb ma`ânî al-nafs). L'être humain comme il est effectivement trouvé sur la terre est représenté à dépendre de son idée, l'homme universel, et cette dépendance est illustrée par une succession d'hypostases. Ce passage fait échos de multiples propositions néo-platoniciennes et pseudo-Empédocle que l'on peut facilement identifier, mais le passage dans son ensemble n'a pas été jusqu'ici clarifié de façon satisfaisante. L'auteur déclare expressément que ce sixième chapitre n'est pas une digression mais qu'il traite plutôt de l'essence de la magie, par laquelle il signifie clairement que la chaîne des hypostases prouve un lien entre le haut et le bas monde, le principe de choix dans l'art de la magie. Une mention particulière est faite de l'obscurité avec laquelle les anciens ont fait un examen superficiel de la magie et de la nature essentielle de la connaissance et du mode d'étude. En clair : il ne faut pas négliger les principes premiers ni la substance fondamentale.

 

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