La récupération maçonnique des Mystères d'Éleusis

Les initiations du culte d'Éleusis se déroulent en sept étapes d'initiations :
Petits Mystères
Grands Mystères
Epoptie
Holoclères
Sacerdoce
Initiation royale
Initiation suprême

Au cours de ces initiations se dégagent la purification qui vise à se libérer des contraintes, des astreintes, de la matière, du carcan du corps pour tendre vers l'aspiration et les retrouvailles avec soi-même. L’initiation apparait comme un rite de passage particulier.


Le chemin vers cette vérité est long et difficile et nécessite l'intervention de guides spirituels appelés « mystagogues ». Il y a une descente aux enfers avec une élévation vers la lumière. Le tout vise à atteindre les voies du Bonheur.

Ce sont des idées très lisibles par les Franc-maçons qui les ont adopté tout naturellement. Les Franc-maçons se retrouvent le culte d'Éleusis qu'ils considèrent même parfois comme la source de leurs traditions. Ils arrivent même à relier les Mystères Antiques aux Mystères Modernes à travers une kyrielle de symboles auxquels ils donnent des explications perceptibles et compréhensibles par leurs adeptes.

Demeter confie l'épi de blé
Déméter confiant l'épi de blé
Du peu que l'on connaisse des Mystères d'Éleusis, si bien gardés, si peu transgressés, on sait quand même que l'initiation au troisième grade fait à l'Epopte la Révélation ultime par le symbole de l’Épi de blé moissonné en silence appelé « l'illuminateur parfait » et du Phallus dressé pour la génération.

Le chemin de l'Initié est parsemé de symboles tout au long de son long voyage de l'obscurité vers la Lumière, du corps vers l'âme pure. On y ajoute des éléments venant de philosophies et religions les plus diverses : la Monade, les Sceaux, l'Unité parfaite de la matière, le principe des choses matérielles et des choses spirituelles. On y retrouve même des ingrédients venant tout droit de l'hermétisme mais la sauce prend et de plus en plus d'adeptes croient dur comme fer pratiquer le culte d'Éleusis tel qu'il se pratiquait dans l'Antiquité.

Aidé par un mystagogue, l'adepte progresse lentement mais surement vers la Lumière lointaine, élevée. On lui promet une élévation spirituelle, un dépassement de soi, un développement personnel, la Révélation.

Toutes les énergies de l'homme rassemble la Lumière de vie pour générer, perpétuer, renaître et exprimer l'essentiel de la vie, la vie essentielle. Or, dans l'initiation, l’hiérophante qui s'unit à la prêtresse de Déméter pour célébrer l'Union, est rendu infécond par la ciguë et l'accouplement se précipite dans le spirituel. Le Phallos pour symbole de la Lumière semée dans l'homme qui naît, symbole de la raison humaine produit de l'union de la Pensée et de l'Âme.

Les rites de passage d'un grade à un autre, ou tout simplement pour être admis dans la confrérie, sont souvent matérialisés par des cérémonies comportant des rites sexuels et des pénétrations. C'est le plus souvent des rituels mono sexué destinés à ouvrir l'accès à des sociétés secrètes ou à des secrets, à des groupes fermés ou discrets ou à des confréries fermées. Les adeptes doivent s'y plier s'ils veulent évoluer vers la lumière. Et c'est ce qu'ils font car ils sont convaincus que le niveau supérieur est plus beau.


 

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