Des espions naïfs et des cambrioleurs sans scrupules

Espionnage
On peut dire que les premiers résultats furent plutôt décevants, Les apprentis espions ne manquèrent pas d'audace puisqu'ils allèrent jusqu'à cambrioler les légations étrangères pour se procurer des codes secrets ; mais ils se laissèrent tromper par des aigrefins qui avaient compris tout le parti qu'il y avait à tirer de leur naïveté et de leur incompétence. La plupart des traités secrets qu'ils envoyaient à Moscou étaient faux. Comme le raconte Bessedovski dans « Borjba » (Paris 1930), les anciens tueurs de la Tcheka trouvaient tout naturel qu'un traité secret franco-anglais fût rédigé en... russe !

Le comble fut peut-être atteint par un agent de Varsovie, Dekhtiarenko. Il acheta, à un prix très élevé, l'original d'un prétendu traité militaire entre la Pologne et... le Grand-Duché de Luxembourg ! Ce « traité » prévoyait qu'en cas de guerre entre la Russie et la Pologne, le Luxembourg soutiendrait ce dernier pays par l'envoi d'une armée de 200,000 hommes ! Pour prix de ce soutien, le Grand-Duché aurait dû recevoir une partie de l'Ukraine... Djerdjinski rit beaucoup en recevant ce document « capital » qui lui avait été envoyé par courrier spécial.

La Guépéou perdura jusqu'à 1934 avant d'être absorbée par le NKVD.

Ce furent là les débuts très modestes de l'espionnage soviétique à l'étranger. Depuis, la situation a bien évolué...
 

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Six organismes au service du Kremlin - Le razvedroup

Un budget de quelques centaines de milliards de francs

(paragraphe sans titre)


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