Beria, l'initiateur

Emblème de l'espionnage soviétique
Nous devons, pour cela, nous reporter à l'époque où l'Armée rouge combattait les gardes blancs du tsar, soit peu après la révolution de 1917. Un officier, connu sous le nom de Garabet Abamalek, mais qui se nommait en réalité Laurenti Pavlovich Beria, eut l'idée d'envoyer un groupe de déserteurs communistes autrichiens derrière les lignes ennemies. Ces déserteurs avaient une mission bien précise à remplir : communiquer de faux renseignements à l'adversaire. En un mot, l'intoxiquer. On ne sait trop comment ils réussirent dans leur mission, mais un fait est certain : ces communistes autrichiens furent les premiers agents secrets de l'URSS.

Durant de longues années, l'espionnage soviétique fut axé sur l'unique surveillance des Russes blancs, émigrés à l'étranger, dans la crainte d'une contre-révolution. Toujours sous la direction de Laurenti Beria, qui avait été nommé entre temps chef de la section étrangère de l'OGPU ou Guepeou. Par ses méthodes audacieuses, dénuées de tout scrupule, Beria fut le véritable promoteur de l'espionnage soviétique de la guerre froide. C'est lui qui organisa les réseaux d'espionnage qui couvrirent tout d'abord l'Europe, avant de couvrir le monde entier d'un filet aux mailles serrées. Il partage ce mérite — discutable — avec un certain Félix Djerdjinski, qui fut président de la fameuse Tcheka de sinistre mémoire. Le personnage vaut qu'on s'y arrête quelques instants.
 

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Le razvedroup en URSS

Beria, l'initiateur

La Tcheka

Des espions naïfs et des cambrioleurs sans scrupules

Six organismes au service du Kremlin - Le razvedroup

Un budget de quelques centaines de milliards de francs

(paragraphe sans titre)


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