L'origine des sciences occultes

Le Livre des connaissances
Le Livre des Connaissances
De tous temps et chez tous les peuples, le merveilleux fut un sujet de curiosité, de crainte et de vénération. Par merveilleux, nous entendons les phénomènes naturels dont la cause reste cachée au vulgaire; phénomènes plus ou moins frappants que beaucoup d'individus considèrent comme des manifestations surnaturelles.

Dans l'enfance des sociétés, quelques individus, plus intelligents, plus observateurs que les autres, étant parvenus à découvrir certaines lois astronomiques, quelques secrets de physique ou de chimie, voulurent passer aux yeux de leurs semblables pour des êtres privilégiés communiquant avec la divinité. Il ne leur fut pas difficile d'user de leurs découvertes pour s'attirer l'admiration et inspirer le respect à des hommes ignorants et superstitieux. Tels furent les principaux législateurs et conquérants de l'antiquité, Vishnou, Brahma, Moïse, Minos et autres grands hommes qui donnèrent des lois à leur pays.


La raison pure ne saurait, être comprise des masses. Il faut au peuple du merveilleux, des prodiges, des phénomènes qui l'émeuvent, l'étonnent, le saisissent et l'effrayent. C'est pourquoi les ambitieux intelligents exploitèrent la crédulité publique comme une mine féconde, inépuisable de richesses, d'honneurs et de vénération pour eux et leurs affidés.

Pour l'homme éclairé tout est merveille dans les opérations de la nature, mais rien n'est surnaturel. S'il est témoin d'un phénomène extraordinaire, loin d'en être effrayé, il en recherche la cause, et s'il ne peut la découvrir, il attend qu'une intelligence plus avancée que la sienne en trouve la raison. C'est ainsi que le flambeau des sciences, alimenté par le feu du génie humain, a, peu à peu, dissipé les épaisses ténèbres du moyen âge.

D'après les plus anciens documents historiques, l'Inde fut le berceau des premiers thaumaturges ou physiciens de ces lointaines époques. De là, cette science à son début, passa chez les Égyptiens où elle fit de très rapides progrès. Ce fut encore la classe sacerdotale qui s'en empara et la tint cachée dans le sanctuaire des temples, avec menace de mort contre quiconque oserait la communiquer aux profanes. Accaparées par la race théocratique, les sciences occultes devinrent bientôt une puissance devant laquelle les Pharaons eux-mêmes durent s'incliner. Les fameux mystères d'Isis et les initiations pratiquées dans les temples des grandes villes égyptiennes, imposèrent un profond respect aux profanes; les castes populaires courbèrent servilement la tête sous la verge de fer de la caste privilégiée ou théocratique.
 

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