Le quimboiseur

Antillaise
Le pratiquant du Tjenbwa s'appelle le tjenbwazè ou quimboiseur. Ceux qui y croient lui prêtent des pouvoirs de prédiction de l'avenir, de guérison et d'envoûtements.

Les quimboiseurs, séanciers et mentors, sont parfois vus comme des sorciers "engagés" par un pacte avec le diable. Pour cette raison, on les surnomme les « gens gagés ». Les quimboiseurs sont aussi appelés « gadézafé ».


Le quimboiseur est à la fois mystique, guérisseur, dépendant des savoirs africains et de la communauté marron. Le quimboiseur est, par son lien au monde visible et au monde invisible et par son ancrage dans la croyance populaire et ses origines lointaines, une véritable marque culturelle, un lien identitaire au monde antillais. Plus qu’une simple survivance des traditions africaines, il est une figure omniprésente, un symbole de l’identité antillaise. Il ne peut d'ailleurs survivre qu'aux Antilles. Si on le déporte en Europe ou même dans les villes Antillaises, il n'est plus que l'ombre de lui-même et il sera très vite considéré comme un simple charlatan.

Le Quimbois se distingue par la science des poisons. Les philtres, c'est-à-dire les breuvages magiques qui servent à envoûter ou à désenvoûter, sont concoctés avec des ingrédients que l'on trouve sur les marchés ou on les fait fabriquer par le quimboiseur. Ce dernier utilise un peu d'eau de mer prélevée à l'embouchure des rivières, mélangées à des substances végétales ou animales.
 

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