Les pythagoriciens

Pythagore
Pour Pythagore, le silence est d'or, le nombre aussi.

Fondée au VIe siècle av. J.-C., la fraternité pythagoricienne mêle enseignements profanes : mathématiques, géométrie, musique, et considérations religieuses, avec la croyance de la migration de l'âme de corps en corps.

Sous la férule de Pythagore, qui aurait été initié au culte d'Osiris et aux mystères orphiques, les fidèles doivent d'abord observer un silence de ... cinq ans, avant d'être instruits de la science et des croyances pythagoriciennes.

Pour le mathématicien-philosophe, le nombre gouverne l'ordre des choses, de la musique au cosmos. Le pentagramme, figure construite selon les règles du nombre d'or, est le symbole de la fraternité. Pour libérer leur âme d'une migration sans fin, les pythagoriciens s'astreignent à une certaine ascèse ; cela leur a valu d'être persécutés, puis exilés.

 

Le Pythagorisme romain

L’influence pythagoricienne apparaît dans Rome mais semble plus relever de la doctrine morale ou philosophique plus de la religion. Il en va différemment à partir du Ier siècle avant J.-C. jusqu’au Ier siècle après. Cette notoriété est due à Posidonius d’Apamée un philosophe stoïcien promoteur des idées de Pythagore devenu très tendance chez les intellectuels romains. Le mouvement exprima toute son exigence au travers de loges dont les plus connues furent la loge Nigidius Figulus et la loge des Sextils.

Le pythagoricien et mage Nigidus Figulus fut un grand maitre de l’ordre. Il écrivit un ouvrage sur la nature humaine et animale, ainsi que sur celle des vents, mais son domaine de prédilection restait l’astronomie dans laquelle il voyait des grands cycles influençant la vie de l’homme. L’étude de ces cycles devait servir à prédire les grands évènements. Gênant pour le pouvoir politique, César, le jugeant dangereux, le laissa mourir en exil.

César tenta d’assimiler les loges pythagoriciennes échoua face à Sextius père et fils. Les Sextius dirigeaient ce que l’on peut vraiment appeler une secte. Sextius père refusa d’accepter la dignité sénatoriale pour ne pas avoir à subir de pression (ce qui peut être donné peut être enlevé). S’il n’y eut de répression, la secte se vit boudée par les élites ce qui entraina son déclin et plus généralement celui du pythagorisme à Rome.



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