Des objets de la vie quotidienne

Talismans arabes
On peut également s'apercevoir aux résultats de ces recherches que de multiples objets anodins de la vie quotidienne deviennent des amulettes ou des talismans. On trouve aussi des amulettes musulmanes pour soigner des maux de la vie de tous les jours. Ernest-Gustave Gobert nous parle d'une amulette destinée à soulager le mal de tête : « La chguiga, une amulette en bois d'ephedra », Revue Tunisienne, 1940, p. 1-5. Le terme de chguiga désigne bien en arabe classique la migraine, mais nous n'avons trouvé aucune mention d'une amulette du même nom au Moyen Âge. En revanche, le terme est bien attesté dans des grimoires médiévaux comme un des maux auxquels remédier.


Les mots français les plus courants pour désigner les objets magiques sont amulette et talisman. Le terme d' « amulette » viendrait de l'arabe ḥamalāt. Ce terme désigne des objets que l'on porte et c'est bien le cas de l'amulette que l'on porte autour du cou. Une distinction sera ensuite opérée entre les amulettes naturelles et artificielles. Ces dernières sont celles que l'on fabrique, c'est à dire les pentacles et les talismans.

La différence essentielle entre les deux types de pendentifs ne réside pas dans le fait qu'ils soient naturels ou façonné par l'homme mais bien dans l'origine des pouvoirs magiques. Dans le cas d'une amulette naturelle le pouvoir vient uniquement du matériau utilisé. Pour les autres, c'est le processus de fabrication qui apporte un pouvoir magique. En effet, la fabrication d'un talisman contient une phase de « chargement » de ce talisman en énergie (positive ou non). Il serait donc possible de faire de n'importe quel objet de la vie quotidienne une amulette magique à partir du moment où le chargement énergétique s'est effectué dans des conditions adéquates en respectant un rituel magique.

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