La profanation, l’intimidation et l’assassinat

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Cette société secrète approuve aussi la profanation des tombes : dans les entrailles du « tombeau », on trouve les crânes volés du chef apache Géronimo, de Pancho Villa et de l'ancien président Martin Van Buren.

Enfin, elle a pris des mesures pour s'assurer que les secrets des Skull & Bones demeurent aussi insaisissables que l'air. Le journaliste Ron Rosenbaum, qui, dans les années 1970, a écrit sur cette société un article long , mais peu fouillé, a soutenu qu'une source l'avait prévenu de ne pas trop approcher de la vérité. « Dans quelle banque avez-vous votre compte chèques ? », lui a demandé cette source, au milieu d'une discussion sur les aspects mithriaques du rituel des skullboniens. Rosenbaum a donné le nom de sa banque. « Ah ! a répondu la source, nous avons trois skullboniens à son conseil de direction. Vous n'obtiendrez jamais plus de crédit. Ils vont examiner votre téléphone. Ils vont [... ]. » La source a continué : « Les diplômé se soucient encore de cela. Ne riez pas. Ils n'aiment pas les gens qui se mêlent de tout et sont trop curieux. Le pouvoir des skullboniens est incroyable. Ils ont leur exécutants à tous les niveaux du pouvoir dans le pays. Vous voyez, c'est comme si vous essayiez de pénétrer la mafia. »


La lame ensanglantée

Dans les années 1980, un homme connu seulement sous le nom de Steve avait des contrats pour écrire deux livres sur la société secrète, en utilisant des documents et des photographies qu'il avait obtenus directement du « tombeau » des skullboniens. Mais des informations sur Steve sont parvenu aux Skull & Bones. Des membres de la secte ont cambriolé son appartement, volé ses documents, menacé et poursuivi l'auteur, à qui ils ont fait peur pour qu'il se cache ... il l'est toujours. Ces livres n'ont jamais vu le jour.

Dans le thriller d'Universal Pictures, The Skulls, sorti sur les écrans en l'an 2000, un aspirant journaliste décrit le profil de la société secrète pour le New York Times. Quand il se glisse dans le « tombeau », les skullboniens l'assassinent. Dans le véritable « tombeau » des Skull & Bones, un couteau ensanglanté est exposé dans une vitrine. Il est dit que, lorsqu'un skullbonien vole des documents et menace de publier les secrets de la société c'est ce couteau qui sera utilisé pour le tuer.

Telle est la légende des Skull & Bones.

Dans l'Amérique du XXI° siècle, il est étonnant de voir qu'autant de personnes continuent de croire qu'un petit club universitaire puisse exercer une si grande influence sur la seule superpuissance mondiale. Mais pourtant il semblerait que ce soit effectivement le cas.



Cet article est tiré de l’ouvrage d’Alexandra Robbins : « Skull & Bones, la vérité sur la secte des présidents des Etats-Unis »
Titre original : Secrets of the Tomb : Skull and Bones, the Ivy League, and the Hidden Paths of Power.



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