Le romantisme noir

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Déjà, au cours des siècles précédents, un tournant semblait s’annoncer avec les commentaires de certains religieux : le Diable ne serait peut-être pas physiquement présent dans le monde des hommes, mais sa présence se ferait ressentir à travers les sentiments humains et notamment le mal de vivre. Ce mal de vivre nourrit la littérature romantique et, notamment, tout le courant romantique dit « noir », à l’image de l’archétypal « spleen baudelairien  ».


Baudelaire et le spleen

Présente dans de nombreux vers du « poète maudit », cette thématique de l’ennui et de la tristesse, véritable pulsion de mort, cohabite avec une force de vie d’essence divine : c’est l’opposition classique, chez Baudelaire, entre l’idéal et le spleen, la vie et la mort, Dieu et Satan. Les romantiques du XIXe s’emparent ainsi de Satan et de Lucifer pour les faire exister sur un plan mythique.


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