Les mutilations corporelles

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Les aïssaoua et les derviches tourneurs, lorsqu'ils ont atteint le paroxysme de leur exaltation, se tailladent, se découpent, se transpercent la langue, les bras, la poitrine, se roulent dans des brasiers, caressent avec volupté des barres de fer rougies au feu, se font piquer par des scorpions, mordre par des serpents, sans qu'il en reste ni traces, ni souvenirs, ni effets après l'apaisement de leur fureur. C'est un spectacle auquel assistent les populations des grandes villes, huit jours avant le ramadan, dans tous les pays mahométans.


Le bala des nègres était pareil, à la Martinique, en 1786, lorsque le gouverneur, François de Neuchâteau, l'interdit sous les peines les plus sévères.

Auto-mutilation

Les bacides s'exaltaient jusqu'au délire pour prophétiser. Les bacchantes, arrivées au paroxysme de l'exaltation, ne craignaient ni le fer ni la flamme. Les corybantes se mutilaient eux-mêmes quand ils atteignaient un état semblable. L’Antiquité regorge d’exemples d’états extatiques conduisant à de l’auto-mutilation. Virgile parle des prêtres du mont Soracte qui passaient à travers de grands brasiers allumés avec du bois de pin, et marchaient sur des charbons ardents. Stace parle du prêtre de la mère des dieux, honorée au mont Ida, qui se déchirait les membres avec des fers tranchants, aspergeait de sang les campagnes dans sa course furieuse, sans s'apercevoir des douleurs qu'auraient dû causer les blessures.


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