Contrôler Satan

Contrôler Satan
Ce serait une grande erreur de croire que Satan, cette nature angélique, qui n'a ni sens, ni matière, ni appétits physiques, pût être alléché ou contraint par quelque moyen physique, paroles ou actes, menaces ou conjurations, sacrifices ou formules. Qui donc l'y aurait asservi ? Sa propre manière d'être ? Nullement. Sa volonté ? Le Créateur ? Cela n'a jamais été dit. Au contraire, le Créateur, qui ne peut ni ne veut tenter personne par lui-même, a fait de Satan, non pas le serviteur ni le maître, mais le tentateur des méchants.

Mais alors pourquoi tant de sectes sataniques invoquent le maître des Enfers et pratiquent des rituels pour lui commander d’accomplir certaines choses sur demande ? Pourquoi tant de sorciers font appel au diable pour lancer des malédictions sur leur prochain ?

Les païens comme le Clergé se seraient-ils trompés ou bien est-ce tout simplement par peur de quelque chose (de non contrôlable) ?
 

Dès l’Antiquité on savait que Satan ne pouvait être contrôlé

C'est un fait admis dès la haute antiquité, que les natures angéliques ne sauraient être contraintes par les actes de l'homme. L'illuminé Jamblique, l'adversaire du christianisme, le suppôt des mystères et du culte satanique, consacre une partie considérable de son livre à le démontrer, tant la philosophie, même païenne et militante, avait été éclairée à cet égard par une expérience de deux mille ans.

« Les dieux et les démons, dit-il, les anges et les archanges ne sauraient livrer une prise quelconque au pouvoir de l'homme ; seulement ils s'accommodent, lorsque cela leur convient, aux désirs de celui-ci, par convenance ou par bonté. »

On comprend de quels sentiments de bonté les dieux que le paganisme évoquait, pouvaient être animés à l'égard de l'homme. Mais est-ce bien là la pensée, l'enseignement, la pratique de l’Église chrétienne ? Son avis ne peut manquer d'être prépondérant en cette matière, puisqu'elle s'est toujours et si spécialement occupée de démonologie.

Oui, c'est son sentiment, son enseignement, sa pratique.

Les conciles de l’Eglise

La plus ancienne de ses décisions est celle du concile d'Ancyre, tenu vers l'an 314 :

Que les évêques et les prêtres, dit la sainte assemblée, emploient tous les moyens pour faire comprendre au peuple, que ces méprisables femmes qui se vantent de chevaucher certaines nuits sur des bêtes extraordinaires, et d'être emportées de la sorte à travers l'espace à des danses et à des divertissements auxquels président Hérodiade ou Diane, la déesse des païens, ne sont ainsi ravies qu'en esprit, et non en réalité ; que ce sont des extravagances d'une imagination en délire, et non des faits ; des illusions démoniaques, et non des œuvres divines.

Un chrétien qui oserait professer ou croire que Satan, prenant la place du Dieu créateur, a le pouvoir de changer en bien ou en mal les formes d'une créature, de la faire passer d'une espèce à une autre ou d'une apparence à une autre, serait pire qu'un infidèle ou un païen.
 

Le III° concile de Tours, en 813, tout en proscrivant sévèrement les pratiques de la magie, recommande pareillement aux pasteurs des âmes d'avertir les fidèles que les enchantements, les ligatures et les autres secrets de la magie ne peuvent produire d'eux-mêmes aucuns effets sur la santé des hommes ou des animaux.

Cinq siècles plus tard, saint Bernard devait faire condamner Abeilard au concile de Rome, pour avoir soutenu que les charmes et les ligatures contraignent le démon à opérer ce qui lui est demandé. C'était la dix-huitième erreur reprochée à l'auteur du Oui et Non.

Tous les conciles tenus aux quinzième et seizième siècles prirent un soin particulier de combattre les pratiques de la magie, trop répandues alors, de montrer aux fidèles le crime de cette sorte de culte rendu à Satan, l'inanité des moyens employés pour le tenter lui-même ou le contraindre, et la nullité nécessaire des résultats.

Le Pape s’en prend aux arts divinatoires

Dans la bulle Coeli et terroe, du 9 janvier 1586, le Pape déclare que la divination est un art illusoire en tout et toujours ; que le démon, ne connaissant pas l'avenir, ne saurait le révéler ; que les promesses des magiciens sont mensongères, et la confiance de leurs disciples une sotte crédulité. Il emploie les termes les plus énergiques, pour repousser comme fallacieux les secrets de l'art en général et de chacune de ses branches en particulier. Aucune ne trouve grâce devant lui, ni l'astrologie, ni la chiromancie, ni la nécromancie, ni l'hydromancie, ni le sortilège, ni tels autres modes d'interroger le démon, dont il donne un long détail.

Craignant de ne pas avoir exprimé sa pensée d'une manière assez claire, il se résume et revient sur ses pas pour déclarer de nouveau que le secret de l'avenir appartient à Dieu seul, et que c'est une impudence et une impiété de prétendre le partager avec lui.

Saint Augustin et saint Thomas se prononcent d'un manière positive contre la réalité de la transformation des hommes en bêtes, mais ils admettent cependant la possibilité d'une illusion produite par Satan. Saint Augustin lui-même ne se refuse pas à croire que le prince des ténèbres peut transporter les hommes à travers l'espace. L’avenir lui donnera raison au détail près que ce n’est pas Satan qui l’a fait mais les hommes eux-mêmes qui se sont déplacés à travers l’espace et sont même allé marcher sur la Lune.

Les magiciens peuvent-ils invoquer les âmes des défunts ?

Saint Augustin n'ose décider si les magiciens ont le pouvoir d'évoquer les âmes par la force de leurs enchantements ; mais Tertullien, plus hardi, soutient que nul art magique ne peut arracher les âmes des saints du lieu de leur gloire et de leur repos. S'il était donné aux âmes des défunts, dit saint Athanase, de se rendre visibles pour les vivants, Satan en profiterait pour feindre des apparitions et tromper les hommes. Malheureusement c'est ce qui arrive, et la supposition du grand docteur se tourne en réalité.

Les apparitions sont des illusions, dit le théologien Soto, puisque les âmes ne peuvent ni se former un autre corps, ni agir sur nos sens, n'en ayant pas elles-mêmes.
 

Saint Thomas raisonne de la même manière :

Les âmes ne peuvent rendre le mouvement au corps qu'elles ont quitté, et Satan ne peut lui rendre la vie. D'ailleurs les âmes des saints ne sont pas soumises à son pouvoir, et les âmes des méchants ne sont pas libres de sortir de leur prison.
 

Mais pourtant les apparitions sont avérées. Parmi ceux qui ont admis la réalité des apparitions, la plupart les ont considérées comme de véritables miracles; mais, envisagée de la sorte, la question change de nature.

La vérité nous est cachée

Si depuis si longtemps des gens érudits prétendent que tout ceci n’existe pas, c’est peut-être parce qu’ils savent des choses et que ces choses leur font peur.

Dans la plus lointaine antiquité, le commun des mortels de la caste la plus inférieure de la société en savait plus sur l’astronomie que les gens instruit aujourd’hui.

Les Anciens Égyptiens ont réussi à transporter des pierres qui pesaient parfois jusqu’à 1000 tonnes pour bâtir leurs temples. En 2015 au Liban on a découvert un monolithe dont le poids est estimé à 1650 tonnes. Ce serait à ce jour le plus grand bloc de pierre taillé par l’homme. De nos jours, les engins de chantier les plus perfectionnés ne peuvent pas soulever des charges de plus de 4,5 tonnes. Par le passé, les hommes avaient donc une connaissance et une technologie qui a été perdue.

L’acharnement des théologiens de tout bord pour nous forcer à penser que la magie n’existe pas réellement et qu’il est impossible de contrôler Satan est trop suspect pour être vrai. On nous cache forcément quelque chose… mais quoi ?



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Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 8 Juin 2018, il y a moins d'un an.