La philosophie du Misraïmisme

Armoiries du rite Memphis et Misraïm
Au XVIIIe siècle la maçonnerie était bien différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Elle ne regroupait, dans la plupart des rites, que d'ardents spiritualistes. Loin de se limiter à la recherche du bonheur humain, à l'émancipation des esprits, à l'éducation du cœur, elle mettait sa préoccupation essentielle dans la conquête de la Vérité, dans l'effraction des mille secrets de la Nature, dans les expérimentations les plus hardies dans le domaine spirituel.


Les religions, l'alchimie, l'hermétisme, la kabbale se rencontrent et se mélangent dans les rites Egyptiens. L'arbre de Misraïm est une école de secrets de toute espèce et ses quatre derniers degrés du régime napolitain nous apportent les secrets les plus considérables de la tradition spiritualiste la plus vénérable.

Misràim se distingue des autres Ordres maçonniques par la richesse de son enseignement ésotérique.

D'après les statuts de 1818, cet Ordre est basé, non sur le nombre mais sur la sélection ; non sur le vote de la masse mais sur l'autorité de ses instructeurs. Le Grand-Maître, Souverain Grand Conservateur Général du Rite, Puissance Suprême, a tout pouvoir dogmatique et administratif au sein de l'Ordre. Il est son régent, ad vitam.

Tout membre du 90e degré possède le pouvoir d'initiation individuelle, en dehors de tout temple et de toute organisation.

Au premier degré seulement, un vote est exigé de l'atelier sur toute candidature de profane qui lui serait soumise, la majorité étant requise pour qu'une admission soit agréée. La progression dans les degrés est ensuite effectuée sur décision des supérieurs quand ils pensent qu'un adepte est prêt pour être initié à un échelon supérieur.

Cette organisation est conforme aux traditions initiatiques. L'Hiérophante est le Père et l'instructeur de ses enfants spirituels. Il ne dépend pas d'eux, ce ne sont pas les enfants qui élisent leurs parents.

L'une des leçons de l'ordre de Misraïm est la suivante :

Redoublez vos efforts pour vous purifier, non par des austérités, des privations ou des pénitences extérieures ; car ce n'est pas le corps qu'il s'agit de mortifier et de faire souffrir ; mais ce sont l'âme et le cœur qu'il faut rendre bons et purs, en chassant de votre intérieur tous les vices et en vous embrasant de la vertu.

 

C'est clair que l'on est bien loin du Bouddhisme qui prêche à peu près le contraire avec ses ascètes.
 

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