Naissance du satanisme sauvage

Ce sont les intellectuels et les écrivains, voire des membres de la cour royale, qui les premiers s'emparent du thème du Diable et jettent les fondements de pratiques et de rites destinés à invoquer et vénérer Satan. Le courant du « romantisme noir » du XIXe siècle sera même l’occasion de voir émerger une fascination pour les personnages intrigants, singuliers et attirants que sont Satan, Belzébuth, Méphistophélès et Lucifer. On les appelle parfois les romantiques gothiques, souvent confondu avec le style fantastique, il s'agit d'un mouvement littéraire apparu à la fin du XVIIIe siècle qui regroupe des auteurs de diverses nationalités unis autour de thématiques communes : le mystère, la mort, l’occultisme, la provocation… L'un des poètes les plus célèbres de ce courant littéraire est Charles Baudelaire dont les écrits baignent dans le « spleen ». On le surnomme « le poète maudit ». Il aborde des sujets tels que l'ennui, la tristesse, la mort, Dieu et le Diable (exemple: Les Litanies de Satan des Fleurs du Mal).


Une ramification du culte du Diable

Les symboles inversés
On dit que c'est l'abbé Guibourg et sa compagne, Catherine Lavoisin (« sorcière » exécutée en 1680 pour avoir participé à l’affaire dite « des poisons »), qui sont à l'origine de la naissance du culte de Satan et du satanisme avec leurs messes noires et leurs messes rouges.

A cette époque, le satanisme se déroule beaucoup plus par la pratique que par la théorie. Il n'y a pas de véritable doctrine. Le Diable est vénéré comme étant l'antithèse de Dieu, tout simplement. Les rituels sont calqués sur les rites de l'Église Romaine mais avec les symboles systématiquement inversés. Le satanisme des premiers temps est donc un satanisme simple.

A partir de là, le Culte du Diable se développe et se ramifie en différents courants.



 

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