L'érosion, le scepticisme et le changement d'attitude

Les accusations de pratiques sataniques du XIIe au XVIIe siècle ne concernaient, en réalité, que des croyants faiblement instruits et christianisés, mêlant des pratiques païennes traditionnelles avec les doctrines chrétiennes, ou des fidèles d’une autre foi, voire des personnes suffisamment fragiles psychologiquement pour s’autoconvaincre de pratiques ou de pouvoirs diaboliques. Les aveux étaient bien souvent fait sous la torture.


Scepticisme intellectuel

Représentation de Satan
C'est alors qu'on assiste dans l'opinion public à la montée d'un « scepticisme intellectuel » remettant en cause les croyances en l’action du Diable sur le monde des hommes.

Les injustices et les pratiques répressives sont dénoncées. Le caractère truqué des procès pour sorcellerie est révélé. Finalement, c'est en 1682 que le crime de sorcellerie est abrogé en France.

L'incarnation du mal

Mais le mal était fait : Satan avait été personnifié. Il incarnait le Mal sur terre. Le Diable était devenu un « personnage » mythique glorifié par les artistes au grade de Héros fascinant et séduisant.

Tous les déçus du christianisme développent alors un nouveau culte représentant l'antithèse du credo chrétien : le culte du Diable.
 

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