Genèse 2 - Le Jardin d'Eden : un élevage

Préambule

La Bible nous raconte une histoire mais on y rencontre énormément de contradictions et d'incohérences. Certains prétendent qu'il ne faut pas la lire de façon terre à terre mais qu'il faut y déceler des messages subliminaux cachés. La Bible serait pleine de métaphores pour nous faire comprendre des préceptes à travers des images symboliques. Mais si on part de ce principe on pourrait faire dire à la Bible n'importe quoi, ou tout du moins ce que les prédicateurs et les ecclésiastiques veulent bien nous pousser à croire. Beaucoup, dans l'histoire de l'humanité, se sont appuyés sur des non-dits de la Bible pour imposer leurs idées et faire croître leurs intérêts personnels (richesse, pouvoir).


Au contraire, quitte à prendre à contre-pied tous les théologiens, dramatic.fr a choisi de vous présenter la Bible pour ce qu'elle est, c'est-à-dire un livre d'histoire qui raconte l'histoire du monde depuis son commencement et l'exode des hébreux vers leur terre promise. Cette interprétation n'est pas neutre ou choisie au hasard. Elle se base avant tout sur les faits et sur les découvertes historiques relatives à cette époque.

La Bible

Pour commencer il faut bien mémoriser le fait que la Bible a été écrite seulement très peu de temps après la découverte de l'écriture. Avant cela, les légendes et l'histoire des hommes se transmettait uniquement par voie orale, de bouche à oreille. La Bible était une façon d'archiver tous ces récits grâce à la nouvelle invention de l'humanité : l'écriture. C'est un peu comme quand nous nous sommes mis à stocker sur des disques durs toutes nos photos qui étaient auparavant archivées sur des négatifs. Ceci n'est qu'un simple archivage pour conserver les choses à l’abri des ravages du temps et quand nous avons commencé à numériser nos précieuses photographies il ne nous serait pas venu à l'idée de les altérer pour y dissimuler des messages symboliques. Il faut donc voir la Bible comme tel et ne pas y chercher des codes secrets à déchiffrer.

Résumé de la première partie

Les rouleaux de la Bible
Dans la première partie de la Genèse on apprend que le « Créateur » a commencé son oeuvre par la maitrise des quatre éléments. « Créateur » est écrit entre guillemets pour ne pas utiliser le mot « Dieu », et ceci pour plusieurs raisons. Tout d'abord, comme nous venons de le dire, la Bible n'est pas un livre religieux. C'est un livre d'histoire. Point. La notion de « Dieu » est propre à la religion et ce sont les traductions, dans un but religieux, qui ont remplacé le véritable mot écrit dans la Bible par le mot « Dieu ». La Bible nous parle seulement d'ELOHIM qui étaient « les Créateurs ». ELOHIM est un mot pluriel. Nous sommes donc tout à fait à l'opposé de la notion du « Dieu unique ». La couleur est annoncée dès le début de l'ouvrage.

Après avoir maîtrisé la lumière (le feu), dompté les eaux, créé l'air et la terre ferme, nos braves « Créateurs » venus du ciel entreprirent de fabriquer les plantes, la végétation et les animaux. Pour finir ils ont fait l'homme et la femme.

Et pour nourrir tout ce beau monde ils leur ont donné la végétation. Tous les animaux, y-compris l'homme, étaient végétariens.

Et ils leur ont ordonné de se reproduire !
Il ne faut pas se voiler la face, c'était de toute évidence un véritable élevage.

Ce qu'il faut retenir de cette première partie est que les « Créateurs » venus d'ailleurs ont construit sur Terre un élevage d'animaux et d'humains. Comment ont-ils aménagé cette « ferme expérimentale » ?
 

Le Jardin d'Eden

2.1 Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Oui, vous n'avez pas rêvé, il est bien écrit qu'il s'agit d'une armée. La plupart des traductions utilisent ce terme.

2.2 Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu'il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu'il avait faite. Mais il n'avait pas terminé à la fin du sixième jour puisque c'est seulement au cours du septième qu'il apporta la touche finale.

2.3 Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée.

2.4 Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés.

2.5 Lorsque l'Éternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n'était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore : car l'Éternel Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n'y avait point d'homme pour cultiver le sol. On apprend ici que l'homme n'était donc qu'un esclave destiné à cultiver le sol.

2.6 Mais une vapeur s'éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol.

2.7 L’Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. Par « homme » il faut comprendre « humanité » car il a été dit dans la première partie que Dieu a créé l'homme et la femme le sixième jour.

2.8 Puis l'Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l'orient (important repère géographique), et il y mit l'homme (l'humanité) qu'il avait formé (fabriqué).

2.9 L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toutes les espèces, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Remarquez bien que ces deux arbres ne sont d'aucune espèce connue sur la Terre. Il s'agissait sans doute de choses nécessaires à la survie des « créateurs ».

2.10 Un fleuve sortait d'Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait pour former quatre bras.

2.11 Le nom du premier est le Pischôn ; c'est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve de l'or. On apprend donc qu'il y avait de l'or... N'était-ce pas cela qui intéressait les « créateurs » ?

2.12 L'or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d'onyx.

2.13 Le nom du second fleuve est le Gihôn ; c'est celui qui entoure tout le pays de Kush.

2.14 Le nom du troisième est le Tigre. Il s'écoule jusqu'à l'orient de l'Assyrie. Le quatrième fleuve, c'est l'Euphrate. Ces deux fleuves forment la Mésopotamie et ils existent toujours. Mais il semblerait que les deux premiers aient à présent disparu. On va essayer de savoir où ils pouvaient couler pour mieux situer le Jardin d’Éden. Cependant, notez bien que ces quatre fleuves sont issus de la même source qui se sépare en quatre branches. C'est donc certains qu'ils n'avaient pas le même cours qu'aujourd'hui car le Tigre et l'Euphrate ont à présent des sources différentes.

Un camp de travail

Le Jardin d'Eden
2.15 L'Éternel Dieu prit l'homme (et sans doute aussi la femme), et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. Ils étaient donc prisonniers et condamnés aux travaux forcés. Le premier homme n'était qu'un esclave des « créateurs », les HELOA.

2.16 L’Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin. C'était une injonction, un ordre ferme et catégorique. L'homme, à peine créé, se retrouve en camp de travail.

2.17 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. Attention ! Ça ne signifie pas que l'arbre était empoisonné et dangereux pour la santé de l'homme. Non ! C'était bel et bien une menace. Si l'homme avait le malheur de toucher à cet arbre d'une extrême importance pour les « envahisseurs » venus de l'espace, l'homme allait être condamné à mort. Dans la traduction qu'on appelle « La Bible de Jérusalem » il est d'ailleurs précisé ceci :

tu deviendras passible de mort.
 
On ne peut être plus explicite.

2.18 L’Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. Et là on se demande bien comment les gens ont fait pour confondre le mot « aide » avec le mot « compagne ». Encore une fois, il faut comprendre le mot « homme » en tant qu' « humain ». Les humains sont des esclaves. Mais les « maîtres » décident de leur octroyer des aides, des assistants.

2.19 L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l'homme.

2.20 Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui.
 

L'opération chirurgicale de clonage

2.21 Alors l'Éternel Dieu fit tomber l'homme dans un profond sommeil, une anesthésie générale ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.

2.22 L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme.

2.23 Et l'homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme.

2.24 C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

2.25 L'homme et la femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient pas honte l'un devant l'autre. Ici marque la fin de la seconde partie.

Quelques explications sur ce chapitre dramatique

Autant le premier chapitre se présentait-il comme une histoire extraordinaire et merveilleuse, qu'on sombre vite ici dans le glauque et la tragédie.

On apprend que l'homme n'a été façonné que pour être un esclave chargé de cultiver et de garder le Jardin d’Éden où pousse un arbre d'une importance vitale pour les ELOHA : l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

A aucun moment il n'est question de Ève dans ce chapitre. Ni même d'Adam. On y découvre juste une opération de clonage qui permet, au départ, la multiplication de l'homme. L'homme était-il stérile qu'il faille le cloner ?

Les traductions des textes parlent d'une côte, mais en latin la côte est aussi assimilée au « côté » car ce sont les os qui se trouvent sur le côté. Cette opération chirurgicale pourrait très bien ne pas s'être limitée à l'extraction d'une côte mais correspondre à la séparation de l'homme en deux parties égales, en deux côtés symétriques. C'est ainsi que la femme devint la moitié de l'homme et vice versa.

Les quelques éléments géographiques nous permettent de situer ce Jardin d’Éden au Moyen-Orient. Nous savons qu'à l'est se trouve le Tigre et l'Euphrate. Font-ils vraiment partie du Jardin d’Éden ou en sont-ils les frontières ? On peut supposer que le Jardin d’Éden est immense étant donné que tous les animaux de la terre s'y trouvent rassemblés. Mais rien ne nous permet d'affirmer que le Jardin d’Éden ne se trouve pas très éloigné de ces fleuves. On sait seulement que leur source provient du Jardin d’Éden et qu'elle se situe à un endroit différent des source actuelles.

Mais sachant maintenant que ce « Paradis » n'était rien d'autre qu'un camp de travail, quel serait le meilleur endroit pour installer une prison afin que les prisonniers ne s'évadent pas ? C'est peut-être dans ce sens qu'il faut chercher.