Les cultes confidentiels

Cotys

Cultes antiques
Cultes de l'antiquité Grecque
Cotys, déesse lunaire, était vénérée par les Edoniens, habitants de Thrace. Les baptes (immergeurs) auraient été les prêtres ou sectateurs de Cotys dont un des rites consistait à la purification par l’eau. Proche des cultes de Sabazios et de Cybèle, les adeptes jurent par l’amandier et utilisent des petits tambours dans leurs cérémonies (tymphanon). Les danses pratiquées à ces occasions sont nettement obscènes.
 

Adonis

Originaire de Phénicie, Adonis, le Tammuz phénicien est très en vogue dans l’Athènes du Vème siècle. Recueilli à sa naissance par Aphrodite et Perséphone, il est mortellement blessé par un sanglier, mais encore une fois sur l’insistance d’Aphrodite, ramené à la vie par Zeus.


Le culte d’Adonis est donc lié à celui d’Aphrodite, l’Astarté phénicienne et l’Ishtar babylonienne. Les Adonies (nom des fêtes en l’honneur du dieu) sont en liaison avec le cycle de la végétation, et la fragilité de la vie dont Adonis est un exemple. Aux rites funéraires succédaient de véritables orgies dont on ne peut affirmer qu’elles répondaient à une véritable initiation ou si tout simplement elle ne justifiait pas un relâchement des mœurs. Aphrodite était à Corinthe la patronne de la prostitution sacrée.

Quoiqu’il en soit le culte d’Adonis en Grèce n’était pas reconnu, et donc, « subventionné » par l’état. Il n’en allait pas de même à Alexandrie où les cérémonies sont organisées par la reine elle-même (IIIème siècle avant J.C.)

Cybèle, Attis

Déesse originaire de Phrygie, la Grande Mère des dieux est associée à Attis, un jeune homme dont elle était éprise et qu’elle rendit fou en raison de son indifférence. Ayant donc perdu la raison il s’émascula et mourut. De son sang naquirent des fleurs et sur sa tombe poussa un amandier.

Attis est le mythe central des rites célébrés par ses prêtres appelés Corybantes ou Galles, qui à l’imitation de leur héros se lacéraient les chairs allant parfois jusqu’à l’émasculation.

Souvent assimilée à Déméter, le culte de Cybèle fut officialisé au Vème siècle. Pourtant le caractère orgiaque des rituels, le présence des corybantes n’ont pas permis que les cultes échappent aux seules réunions secrètes passibles de poursuites pour non-conformité et ceci en dépit du fait que ce culte avait été déclaré officiel dès le Vème siècle.

Bendis

Assimilée à Artémis, Hécate, et Perséphone, Bendis est une déesse lunaire de la végétation d’origine thrace. Bendis a été acceptée comme religion d’état (tout comme Cybèle) à la suite d’un oracle qui demandait réparation pour des actes de barbaries que les Pélasges avaient accomplis à l’adresse des athéniennes. Le culte à Bendis introduit au calendrier officiel athénien continua néanmoins a être pratiqué à titre privé et de façon sans doute plus débridée.

Les Cabires

Démons chez les uns, dieux du feu chez d’autres ils sont généralement trois dieux et une déesse, leur nom restant réservé aux seuls initiés. Apparentés à d’autres dieux ils sont parfois représentés comme étant boiteux comme leur père supposé, Héphaïstos.

Religion à mystère, il n'existe comme pour Éleusis aucun témoignage des rituels. L’initiation semblait avoir lieu à Samothrace. La prononciation de leur nom pouvait écarter le danger, et les initiales de leurs noms semblent avoir été notées sur des amulettes. L’assimilation du mythe des cabires à celui des corybantes porte sur ceux-ci (les cabires) l’accusation de s’être entretués, pour ne laisser qu’un seul survivant.


Partager sur facebook
Cliquez pour partager sur facebook
Retour à la catégorie : Les déviances sectaires



Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le , il y a moins d'un an.