Les fondements du culte des ancêtres

Image de Les fondements du culte des ancêtres
Dans les cultures africaines, la tribu, le groupe, est considéré comme un être à part entière. Le culte des ancêtres est destiné à préserver cette cohésion sociale formée par la communauté. Lors de ces cérémonies, l'individu est convié à se mettre au service du groupe et à ne plus exister en tant qu'entité indépendante.

Il s'agit d'une culture familiale avec un sens très large du mot famille. Ce n'est pas comme dans nos civilisations occidentales où la famille se limite au couple et à ses enfants. Chez les Yoruba, la famille est constituée par l'ensemble des personnes ayant un lien de parenté, les grands-parents, petits-enfants, cousins, cousines, oncles, tantes, etc... Une tribu est composée de quelques familles seulement. Et le chef de la tribu n'est pas choisi au hasard. C'est tout simplement le chef de la famille qui compte le plus de membres. On l'appelle « le Bale ». C'est lui qui fixe les lois et fait appliquer la justice. Il est à ce titre dans l'obligation d'adopter tout enfant qui se retrouverait orphelin.

Le culte des ancêtres sert ainsi de code à une structure sociale ordonnée selon la généalogie. Mais il arrive très vite que les familles se lient entre-elles à l'occasion de différents mariages. Le village tout entier devient une famille.

Quand des villages se lient entre eux, il faut alors choisir un chef commun pour cette nouvelle communauté. C'est celui qu'on appelle le « Oba ». Il est le garant de la justice et de l'activité économique et sociale jusqu’à sa mort.


Lire la suite ...   


Navigation dans l'article :

 Début : Culte des ancêtres

 2e partie : Les cérémonies d'Egungun

 3e partie : Les fondements du culte des ancêtres

 4e partie : La réincarnation

 5e partie : La maladie est une sorcellerie

Retour à la catégorie : Magie noire (page 4)
Pour visualiser cet article dans son intégralité vous pouvez le consulter sur l'adresse alternative suivante : Les fondements du culte des ancêtres