Enki et Ninhursag

Enki s'installe au Paradis terrestre

Saint est le lieu qui vous est octroyé.
Saint aussi est le pays de Dilmoun (Bahrein).
Saint est le lieu ou vous êtes.
..... saint est le pays de Dilmoun.
Le pays de Dilmoun est saint,
Le pays de Dilmoun est pur,
Le pays de Dilmoun est lumineux,
Le pays de Dilmoun est immaculé.

Lorsqu’il se fut installé le premier à Dilmoun,
Enki s’installa avec son épouse,
Ce lieu est pur, ce lieu est vierge.
Enki s’installa avec son épouse Ninsikila / Ninella,
Ce lieu est pur, ce lieu est vierge.

Enki et Ninursag

A Dilmoun, nul corbeau ne croassait
L'oiseau dar (perdrix) ne caquetait pas,
Le lion ne tuait pas de proie,
Le loup n’emportait pas d’agneau,
Le chien sauvage ne déchirait pas l'agneau,
L'animal dun (sanglier / porc) ne mangeait pas le grain,
Le malt étalé par la veuve sur son toit,
Les oiseaux du ciel ne venaient pas le picorer.

La colombe ne cachait pas la tête sous son aile,
Aucun malade des yeux ne disait : « J’ai mal aux yeux ! »;
Aucun malade de la tête ne disait : « J’ai mal à la tête ! »;
Aucune vieille femme ne disait : « Je suis vieille ! »;
Aucun vieillard ne disait : « Je suis vieux ! »;

Dans le lieu saint pas une libation n'est versée, personne ne boit.
Aucun dragueur de rivière ne criait : « ......... ! ».
Aucun héraut ne faisait sa ronde dans les régions frontières.
Aucun aède n'entonnait de chant de joie ou de lamentation aux abords de la ville.
Le prince du lieu ne parlait pas.

La création de l'eau douce par Enki

Ninsikila / Ninella adressa la parole à Enki :

Tu as fondé une ville, tu as fixé son destin, mais que puis-je faire de ce don ?
Tu as fondé la ville de Dilmoun, tu as offert une ville, mais que puis-je faire de ce don ?
Tu as fondé ....., tu as fondé une ville, mais que puis-je faire de ce don ?
Tu as fondé une ville dont les canaux ont été laissés sans eau, .....,
Tu as fondé une ville, mais que puis-je faire de ce don ?
............ une ville qui n'a pas de champs ..............
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Enki répond :

Que les eaux coulent de la couverture brillante des grands cieux,
Que la ville se rafraîchisse avec de l'eau, qu'elle boive,
Que Dilmoun se rafraichisse avec de l'eau, qu'il boive,
Que tes puits d'eau amère deviennent des puits d'eau douce,
Que la ville soit un repos, une résidence pour la population,
Que Dilmoun soit un repos, une résidence pour la population.

Puisse Utu (dieu du Soleil), qui se tient au ciel,
apporter de l'eau douce du ventre de la Terre,
.......... le temple de Nanna (le dieu-lune) ............
Dans les rivières de la terre, ô viens, eau douce !
Que les eaux coulent de la couverture brillante des grands cieux,
Que la ville se rafraîchisse avec de l'eau, qu'elle boive,
Que Dilmoun se rafraichisse avec de l'eau, qu'il boive,
Que tes puits d'eau amère deviennent des puits d'eau douce
Et que ta ville soit le quai et l'entrepôt du pays.
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La création de l'or et des pierres précieuses

Puisse le pays de Tukrish te livrer de l'or de Harali, du lapis-lazuli et .......,
Puisse le pays de Melukha te faire parvenir, sur de grands bateaux,
De la cornaline, chose convoitée et précieuse,
Du bois d'arbre mesh de Magan
Et de beaux arbres de Magan,
Et de beaux arbres abbas « de la mer »,
Puisse le pays de Marhashi ...... livrer des pierres précieuses et de l'agate (ou des topazes),
Puisse le pays de Magan ...... du cuivre dur et résistant, de la diorite,
Des burins shumin et des enclumes de pierre.
Puisse le pays de la mer t'offrir de l'ébène, ornement ..... d'un roi,
Puisse le « pays des tentes » ...... de la bonne laine multicolore,
Puisse le pays d'Elam te livrer de la laine de choix en tribu,
Puisse le sanctuaire d'Ur, siège de la royauté, ville .......,
Te faire parvenir, sur des grands bateaux,
De l'orge, de l'huile de sésame et d'immenses et belles étoffes.

Puisse l'abondance provenant de la vaste mer venir à toi.
Les demeures de la ville seront d'agréables demeures,
Les demeures de Dilmoun seront d'agréables demeures,
son orge sera de l'orge fine,
ses dattes seront de grosses dattes,
ses récoltes seront triples ......
ses arbres seront des arbres ......

Alors sous le soleil de Utu, des récipients giris furent apportés de Gaba-Ezen, des ...... temple de Nanna. Des sources, l'eau jaillit sans cesse sur la Terre, Utu (dieu du Soleil), qui se tient dans le ciel, apporte de l'eau douce du ventre de la Terre. L'eau douce déborde dans les puits et les rivières de la terre. Les eaux coulent de la couverture brillante des grands cieux. La ville se rafraîchit avec de l'eau qu'elle boit, Dilmoun se rafraichit avec de l'eau qu'il boit. Les puits d'eau amère deviennent des puits d'eau douce. Les champs produisent plein de céréales. La ville devient le quai et l'entrepôt du pays. Alors sous le soleil du jour, il en est vraiment ainsi.

Enki pris d'un désir soudain féconde Ninhursag

Celui qui est sage (Enki) fut pris d'une désir subit envers Ninsikila, envers Nintur / Nintu, la mère du pays. Enki, le père de Damgalnunna, pris d'un désir subit, creuse avec son pénis dans les talus, en direction de Nintur / Ninhursag, il plonge son pénis dans la cannaie.

Il crie alors : « Personne ne passera par le marais ! ». Enki cria : « Par le souffle de la vie du ciel, je vous adjure. Couchez-vous pour moi dans le marais, ce serait joyeux. »

Enki donna de sa semence réservée à Damgalnuna à celle qui s'était couchée dans le marais,
Il inonda de sa semence le champs de Ninhursag. Les champs reçurent les eaux d'Enki.

Elle reçut la semence en son sein, la semence d'Enki.
Un jour fut pour elle un mois,
deux jours, deux mois,
trois jours, trois mois,
quatre jours, quatre mois,
cinq jours, cinq mois,
six jours, six mois,
sept jours, sept mois,
huit jours, huit mois,
neuf jours, neuf mois : c'étaient les mois de la grossesse.

Comme si elle avait été enduite d'une huile fine, d'une huile précieuse, la mère du pays, enfanta Ninnisi (Ninnisig / Ninsar / Ninshar / Ninnu), la déesse des plantes vertes et des légumes).

Enki féconde Ninnisig

Ninnisi, à son tour, s'est rendu sur la rive. Enki était aux aguets dans le marais. Il adressa la parole à son homme de confiance Isimud / Usmu :

N'embrasserai-je pas cette jeune et belle enfant ? N'embrasserai-je pas cette belle Ninnisi ?  

Son homme de confiance Isimud lui répondit :

Embrasse donc cette jeune et belle enfant ! Embrasse cette belle Ninnisi !
Mon maître fera voile, et moi je vais diriger le bateau,
Il fera voile, je vais diriger le bateau.
 

Enki monta alors dans un bateau et toucha bientôt la terre ferme. Il serra Ninnisi contre sa poitrine et l'embrassa. Enki épancha sa semence dans son sein, elle reçut la semence en son sein, la semence d'Enki.

Un jour fut pour elle un mois, deux jours deux mois, neuf jours, neuf mois : c'étaient les mois de la grossesse.

Comme si elle avait été enduite d'huile fine, d'une huile très précieuse, Ninnisi enfanta Ninkura (Nin-Kur) , divinité des plantes destinées au filage et déesse des montagnes.

Enki féconde Ninkura sa petite fille

Ninkura, à son tour, s'est rendu sur la rive. Enki était aux aguets dans le marais. Il adressa la parole à son homme de confiance Isimud :

N'embrasserai-je pas cette belle Ninkura ?  

Son homme de confiance lui répondit :

Embrasse donc cette jeune et belle enfant. Embrasse cette belle Ninkura !
Mon maître fera voile, et moi je vais diriger le bateau,
Il fera voile, et moi je vais diriger le bateau.
 

Enki monta alors dans un bateau et toucha bientôt la terre ferme. Il serra Ninkura contre sa poitrine et l'embrassa. Comme si elle avait été enduite d'huile fine, d'une huile très précieuse, Ninkura enfanta Ninimma. La jeune enfant grandit ...... épanouissement.

Ninimma, à son tour, s'est rendu sur le bord du Fleuve ...... Enki – on le halait hors du ......, il était aux aguets –, aperçut Ninimma au bord du fleuve. Il adressa la parole à son homme de confiance Isimud :

Ai-je, moi, jamais embrassé quelqu'un semblable à cette jeune et belle enfant ?
Ai-je, moi, jamais couché avec quelqu'un semblable à cette belle Ninimma ?
 

Son homme de confiance Isimud lui répondit :

Mon maître fera voile, et moi je vais diriger le bateau,
Il fera voile, et moi je vais diriger le bateau.
 

Enki monta alors dans un bateau et, après avoir bientôt touché la terre ferme, étendu sur Ninimma, il saisit sa poitrine, il coucha avec la jeune enfant et l'embrassa.

Enki épancha sa semence dans le sein de Ninimma. Elle reçut la semence en son sein, la semence d'Enki. Pour la femme, un jour fut un mois, ...... neuf jours, neuf mois : c'étaient les mois de la grossesse. Comme si elle avait été enduite d'huile fine, d'une huile très précieuse, enfanta Uttu / Takku (déesse de la laine et du filage), la très-haute, une femme aux formes épanouies.

Mise en garde de Nintur

Nintur adressa la parole à Uttu :

Je veux te donner un conseil,
Puisses-tu tenir compte de mes conseils.
Je veux te parler, prête attention à ce que je dirai !
Dans le marais un homme est en mesure de te voir ici,
dans le marais Enki est en mesure de te voir ici.
Il fixera les yeux sur toi.

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...... Uttu, la femme aux formes épanouies (...)
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...... entra dans le jardin.
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Uttu dit :

Apportez des concombres……,
Apportez des pommes avec leurs tiges,
Apportez des grappes de raisins sur leur branche.
Dans ma maison, ma longe a été prise,
Enki a pris ma longe.
 

La ruse d'Enki pour se faire Uttu

Lorsque, pour la seconde fois, Enki s'apprêtait à faire le plein d'eau, les fossés, il les remplit d'eau, les rigoles, il les remplit d'eau, les terres en friche, il les remplit d'eau. Tout joyeux, le jardinier ...... dans de la poussière et le serra dans ses bras :

Qui es-tu donc, toi qui as irrigué mon jardin ?  

Enki ....... le jardinier ..........
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Le jardinier lui apporta des concombres après les avoir.....,
Lui apporta des pommes avec leurs tiges,
Lui apporta des grappes de raisin sur leurs branches,
Et lui en remplit son giron.
Enki se verdit les yeux,
Saisit un bâton et dirigea ses pas vers Uttu.

Devant sa maison, il cria : "Ouvre, ouvre ! "
– Qui es-tu donc, toi ?
– Un jardinier ; je viens te livrer les concombres, les pommes et le raisin pour que tes désirs soient satisfaits.

Remplie de joie, Uttu ouvrit la porte de la maison, et Enki lui donna, à elle, la femme aux formes épanouies, les concombres après les avoir......... les pommes sur leurs branches et de la bière dans de grands récipients bans. Uttu, la femme aux formes épanouies, sautille alors de joie et bat des mains devant lui.

Enki, ivre de bonheur à sa vue, s'étant étendu sur elle, lui saisit la poitrine, lui caressa les cuisses et la toucha. S'étant étendu sur elle, il lui saisit la poitrine, coucha avec la jeune enfant et l'embrassa.

Enki épancha sa semence dans le sein d'Uttu, elle reçut la semence en son sein, la semence d'Enki. Uttu la belle femme gémit :

Oh ! Mes cuisses ! Oh ! Mon corps ! Oh ! Mon ventre !  

Ninhursag enleva la semence des cuisses.
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