Nisargadatta Maharaj

Nisargadatta Maharaj
Nisargadatta Maharaj est un guru indien de la lignée des Navnath Sampradaya, marchand de bidies (cigarettes à l’eucalyptus) à Bombay.

Si on avait à résumer sa pensée en une seule phrase, ce serait : « être sans concept ».

Pour nous familiariser avec ce guru, voici quelques citations choisies (extraites des livres Graines de conscience  et I Am That ) :


Vous avez été enfant, et de là-même avez atteint divers stades, qui tous ne sont plus. Tout ce que vous atteignez vous quittera. Par conséquent, à quoi allez-vous vous accrocher, le considérant comme étant vous ?


Toute vie est vie universelle, elle n’a rien à voir avec l’individu. Il n’y a pas lieu de se sentir fier de ce que je sais ou ai fait dans la vie, quoi que ce soit. Pourquoi se considérer comme un individu particulier et souffrir en conséquence ?


Ce à quoi vous vous accrochez, croyant que c’est « vous », tout cela disparaîtra, quel que soit l’objet de votre compréhension et l’identité dans laquelle vous vous êtes affermi.


Après avoir erré par tous les concepts et les avoir tous rejetés, vous devez vous débarrassez de ce dernier ou premier concept : « Je suis ».


A partir du moment où vous comprenez que rien de ce que vous percevez, ou concevez, n’est vous, alors vous êtes libre.


Les humeurs sont dans le mental et n’ont aucun intérêt. Allez au centre, allez au-delà, arrêtez d’être fasciné par le contenu de votre conscience. Quand vous atteindrez les couches profondes de votre être réel, vous vous rendrez compte que le jeu superficiel de votre mental vous affecte vraiment peu.


Devenez pleinement attentif à votre problème, regardez-le de tous les côtés, regardez comment il affecte votre vie. Puis laissez-le. Vous ne pouvez pas faire plus que ça. Vous êtes libre de ce que vous avez compris. Toutes les expressions extérieures de liberté peuvent mettre du temps à apparaître, mais elles sont déjà là. Ne vous attendez pas à la perfection. Il n’y a pas de perfection dans la manifestation. Vous n’avez pas besoin d’aller dans les détails. Aucun problème ne peut être résolu complètement, mais vous pouvez prendre du recul par rapport au problème à un niveau auquel il n’agit plus sur vous.


L’expérience, aussi sublime qu’elle puisse être, n’est pas réelle. C’est sa vraie nature de venir et de disparaître. La réalisation du Soi n’est pas une acquisition. Cela est plus de la nature de la compréhension. Une fois que vous l’avez compris, ça ne peut plus se perdre.
D’un autre côté, la conscience est changeante, fluctuante, et subit des transformations à chaque instant. Ne vous agrippez pas à la conscience et à son contenu. La conscience se maintient puis s’arrête. Le fait d’essayer de maintenir une vision du Soi (éclair de lucidité ?), ou un éclat de bonheur ne peut que détruire ce qu’il est sensé conserver. Ce qui vient doit partir. Et ce qui est permanent est au-delà de tout ce qui « vient et part ». Allez à la racine de toutes les expériences jusqu’au sens de l’Etre. Au-delà de l’être et du non-être se tient l’immensité du réel. Essayez et essayez encore.


Toutes vos discriminations et catégorisations sont très bien, mais elles n’existent pas dans mon cas. Tout comme la description d’un rêve peut être détaillée et précise, bien qu’il ne repose sur rien, il en va de même pour vos scénarios (mentaux) qui ne reposent que sur vos propres concepts.
Vous débutez avec une idée et vous finissez avec la même idée mais sous une forme différente.


Quand vous saurez avec une absolue certitude que ce qui vous apporte des problèmes n’est que le fruit de votre imagination ; les désirs, les peurs, les concepts et les idées ne vous contraindront plus et vous vivrez simplement avec la vérité.


C’est dans la nature même de l’être de chercher l’aventure dans le devenir, et c’est dans la nature même du devenir de chercher la paix dans le fait d’être. Ce changement d’être et de devenir est inévitable ; mais je réside au-delà.


Quand je regarde à travers le mental, je vois un nombre infini de gens. Quand je regarde au-delà du mental, je vois le témoin. Au-delà du témoin il y a l’infinie intensité de la vacuité et du silence.


Quand je vois que je suis rien : c’est la Sagesse. Quand je vois que je suis tout : c’est l’Amour. Ma vie est ce qui se meut entre ces deux.


(Traduit par : Ase)


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Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le , il y a moins d'un an.