Les variations de l'épreuve de l'eau

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Les épreuves judiciaires ont pris plusieurs formes, allant de l’immersion de l’inculpé dans une flaque d’eau bénite jusqu’à le promener pieds nus dans une charrue en feu. Bien souvent on les attachait à une corde et on les balançait par dessus un pont qui enjambe une rivière. Parmi les plus populaires, cependant, figurait l'épreuve de l'eau bouillante.

L'accusé se voyait plongé la main de force dans un chaudron d’eau bouillante pour en sortir un anneau. Quelques jours plus tard, la main de l’accusé était examinée : si elle avait été brûlée, il était coupable ; sinon, il était innocent.


Les épreuves judiciaires étaient administrées et jugées par des prêtres, dans des églises, dans le cadre de messes spéciales. Au cours d'une telle messe, le prêtre demandait à Dieu de révéler au tribunal la culpabilité ou l'innocence de l'accusé par le biais de l'épreuve – brûler l'accusé s'il était coupable, accomplissant un miracle empêchant la main de l'accusé d'être brûlée s'il était innocent. L’idée que Dieu répondrait ainsi à la demande d’un prêtre reflétait une croyance populaire du Moyen Age selon laquelle les épreuves étaient judiiciua Dei, des « jugements de Dieu ».


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